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Fruits et légumes

L'intérêt de la consommation de fruits et légumes pour la santé est aujourd'hui établi et ce quelque soit l'age. Au dela de l'enjeu de consommation il s'agit aussi, pour l'enfant, de découvrir, apprécier et acquérir la bonne habitude de manger régulièrement ces aliments.

Outils et actions de l’association

Notre groupe de travail  a développé des actions et outils dédié à la thématique « Fruits et Légumes ».

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Les enjeux de la consommation des fruits et des légumes

La consommation de fruits et légumes est un élément clé dans l’équilibre alimentaire, la prévention de l’obésité mais aussi d’autres maladies d’origine métabolique comme l’hypertension.

De plus, il existe un lien entre une faible consommation de fruits et légumes et l’apparition d’affections graves comme certains cancers. La valorisation des bienfaits des fruits et légumes et la promotion de leur consommation sont donc actuellement une priorité pour la communauté scientifique internationale. En France, le Programme National de Nutrition et Santé (PNNS) met entre autres en avant l’importance des fruits et légumes dans la diète journalière, et ce, dès le plus jeune âge. De nombreuses études démontrent que les 2 premières années de vie sont une fenêtre d’opportunités pour construire le répertoire alimentaire futur et influencer les comportements et les choix alimentaires à plus long terme1.

Cependant, la consommation de fruits et légumes dans la population française est inférieure aux recommandations : en effet, en 2010 (Enquête CCAF 2010, CREDOC), 69 % des adultes n’atteignent pas la recommandation du PNNS de cinq portions de fruits et légumes par jour, 91 % des plus jeunes (entre 3 et 17 ans) sont en-dessous de la barre des 3,5 fruits et légumes par jour (quantité jugée significative pour cette tranche d’âge)2. Les enfants de moins de 3 ans consomment eux-aussi aujourd’hui moitié moins de fruits et légumes que ce qui leur est recommandé et le « décrochage » s’observe surtout lors du passage à la table familiale, vers 12 mois3. Un changement d’habitudes préjudiciable à la bonne croissance des jeunes enfants qui mangeraient en une semaine la quantité de fruits et de légumes recommandée par jour.

La durée de conservation des fruits frais, la praticité et le prix élevé restent chez les jeunes adultes des freins à l’achat de ce derniers, qui pâtissent (plus que les légumes) d’un effet générationnel négatif. Chaque nouvelle génération dépensant moins que les anciennes générations au même âge. Cela est particulièrement vrai chez les 25-34 ans, alors que les plus âgés consomment près du double de fruits (200 g par jour, contre 100 g par jour pour les premiers). Cette tendance s’explique aussi très bien par l’évolution des modes de vie. Les jeunes parents cherchent en semaine des produits simples, rapides et faciles à manger, tout prêts, qui n’ont pas besoin d’être lavés, épluchés, cuisinés, qui se stockent et se mangent facilement.

Quand les légumes se retrouvent facilement dans le plat principal, le dessert, acte plus individuel, est souvent réduit à une crème dessert ou à un yaourt. Faute de fruits à la maison, le tout-petit, dès lors qu’il partage la table des adultes, prend modèle sur ses parents et consomme de moins en moins de fruit. L’écart se creuse en fonction de la catégorie socioprofessionnelle entre les petits et les gros consommateurs de fruits, que l’on retrouve chez les CSP+ (plus encore que les revenus compte le diplôme) chez les adultes comme chez les enfants. Les parents ont donc un rôle de modèle à table chez les jeunes enfants : plus le parent consomme de fruits et de légumes, plus l’enfant a de chance d’en manger naturellement. Et l’inverse est aussi vrai. Il semble donc que pour augmenter ces apports chez les tout-petits, il faut convaincre les jeunes parents d’en consommer.

 


1 Nicklaus S. Le développement du comportement alimentaire dans les deux premières années de vie : quelques premiers résultats de l’étude OPALINE. Lettre scientifique de l’Institut français de Nutrition. Avril 2009. N°133.
2 CRÉDOC, Enquête CCAF 2010.
3 TNS Sofres, Etude Usage et Attitudes & Carnet de consommation 2011 sur l’alimentation des 4-36 mois